Aujourd’hui au cœur de notre hiver, nous sommes dans l’élément eau de la médecine traditionnelle chinoise. C’est un temps de clarification, de retour aux sources, de calme.

L’eau représente aussi le début d’un cycle, c’est le moment de la germination pour la graine bien enfouie dans le sol, mais ceci n’est pas encore visible. On se coupe du monde extérieur pour recharger ses batteries, une période où le monde intérieur prend le dessus. C’est un temps de retour à soi-même, avant la renaissance du printemps.

J’ai décidé d’écrire quelques mots sur l’émotion principale qui est liée à cet élément eau, à savoir la peur ; peurs conscientes ou souvent bien enfouies dans le sub-conscient et qui permettent d’être révélées en séance de kinésiologie.

La peur est consommatrice d’énergie

Peurs, angoisses, phobies, peurs primaires, innées, illusoires, l’éventail des peurs est large. Ce qui les caractérise est que la peur est consommatrice d’énergie et créatrice de négativité, elle n’amène que des questions et pas de réponse.

Mais comment fonctionne ce mécanisme de peur et qu’est-ce qui peut être fait en séance de kinésiologie ?

Les peurs sont souvent au cœur du travail à faire lors de troubles émotionnels

Les peurs peuvent être le motif de consultation, comme cela arrive assez fréquemment pour des enfants, mais je vois également au fil des séances chez les enfants et les adultes émerger des peurs qui n’étaient pas du tout à l’origine du motif de la consultation ! Ces peurs sont profondément enfouies sous d’autres émotions et elles sont souvent au cœur du travail à faire pour libérer des blocages.

Notre corps garde les informations au-delà de notre conscience

En début de séance je vais chercher des informations engrammées dans le corps, grâce au test musculaire qui est l’outil de communication avec le corps. Cela permet d’avoir accès à des informations qui se situent au-delà du niveau de notre conscient.

Lorsqu’une information sort, comme une émotion par exemple, je vais demander s’il y a une autre information sur cette information. J’image cela à mes clients par le système de classement sur un ordinateur : lorsqu’on accède au menu et qu’on ouvre un dossier, on peut ensuite accéder et ouvrir un sous-dossier du dossier principal. Et je constate que très souvent les peurs se trouvent dans ces sous-dossiers, soit directement dans le 1er sous-dossier, soit encore plus loin, imbriquées au 2ème ou 3ème sous-dossier.

Les peurs sont des programmations de notre cerveau

Les peurs ont une composante physique et émotionnelle qui vont avoir un impact sur le mental, à savoir celui de débrancher le cortex cérébral qui est le siège du raisonnement. Une fois notre faculté de réflexion débranchée, c’est alors le tronc cérébral, notre cerveau de survie, qui va prendre le contrôle en répondant avec les réflexes de survie : prendre la fuite, lutter ou s’immobiliser ; « faire le mort » en attendant que le danger passe.

Nous avons en règle générale très peu de vraies raisons d’avoir peur dans notre quotidien. Vous trouvez-vous en danger de mort car un lion vous pourchasse en ce moment ? La plupart du temps ce sont des peurs illusoires ou des peurs du passé, face auxquelles nous réagissons.

Et notre corps, lui, va réagir de la même manière que la peur soit un danger réel, ou qu’elle soit imaginaire ou virtuelle. Il s’agit d’un échange d’information électro-biochimique entre les muscles et le commandant en chef, notre cerveau, qui va déclencher une réaction physique et physiologique de réflexes de survie lorsqu’un danger est ressenti.

Nous nous créons beaucoup de peurs par anticipation ; or une réaction du passé est rarement la bonne pour le présent. Ceci va grandement nous limiter dans notre potentiel d’action et notre vie en général.

Se redonner la possibilité de faire autrement

Les peurs sont une programmation du cerveau. Le but du travail en kinésiologie est de permettre des prises de conscience, de déprogrammer ces schémas de fonctionnement et d’utiliser les capacités du cerveau à gérer une information, afin de redonner au cerveau une information aidante et positive.

Et vous, souhaitez-vous vous libérer de schémas limitants, vous redonner la possibilité de faire autrement ?